Colloques

« L’égalité des femmes et des hommes: une question de genre »

La Délégation Régionale aux Droits des Femmes et de l’Egalité PACA, en collaboration avec le CIDFF Phocéen, a organisé une serie de rencontres sur les thèmes :

  • Le Droit à la Ville pour Tous : Comment ?
  • Genre et Droit.
  • Les hommes et le masculin : recomposition en cours.
  • Les différents temps de vie : Seules les femmes doivent concilier ?
  • Femmes: L’in-Sécurité Sociale ?
  • L’approche intégrée de l’Egalité : méthodologies et outils.

Documents complémentaires :

  • Le genre comme révélateur et outil – Béatrice Borghino
  • Introduction à partir d’éléments de cadrage européen – Béatrice Borghino

Le Droit à la Ville pour Tous : Comment?

Le mercredi 3 décembre 2003

C’est à Pékin, en 1995, lors de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, qu’a été explicité, au niveau international, le principe du gender mainstreaming, traduit en français par « démarche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes« . Par l’adoption de ce principe, les Gouvernements s’engageaient, pour la première fois, à inclure effectivement dans tous les domaines de leur action, la notion d’égalité entre les femmes et les hommes.

Par la suite, le mainstreaming ou démarche intégrée de l’égalité a été défini comme la prise en compte systématique des différences entre les conditions, les situations et les besoins des femmes et des hommes dans l’ensemble des politiques et des actions publiques. En conséquence, avant toute prise de décision, il est nécessaire d’analyser leurs retombées possibles sur les situations respectives des hommes et des femmes. Cette démarche intégrée est complémentaire de l’adoption de mesures spécifiques en faveur des femmes.

Le Droit à la Ville pour Tous : Comment?


Le 3 décembre 2003, le public a pu assister et participer à une mise en application de cette grille de lecture à la gestion d’une ville : femmes et hommes ne fréquentent pas l’espace et le temps urbains selon les mêmes modèles.
Nous faisons l’hypothèse qu’une approche différenciée selon les sexes aboutirait à un « vivre-ensemble » plus égalitaire tout en respectant un développement durable.

Genre et Droit

Le jeudi 1er Juillet 2004

Télécharger les Actes de ce Colloque

La deuxième Rencontre invitait tous ceux qui s’intéressent à la promotion et à l’application d’un droit équitable pour notre société aujourd’hui.

Plusieurs événements récents nous ont démontré à quel point les droits dits « universels » ne le sont pas et surtout combien les lois intégrant des avancées sociales laissent un grand nombre de femmes et d’hommes en dehors des bénéfices préconisés.

Le droit est le résultat d’une histoire : plusieurs logiques s’y sont succédées (notamment logique de la protection des femmes et logique de l’égalité entre les hommes et les femmes). Cela ne manque pas de créer des contradictions. Comment en penser aujourd’hui la résolution, ou le dépassement ?

La Rencontre « Genre et Droit » a offert aux participant-es une occasion de réfléchir avec les intervenant-es sur l’application de l’approche de genre aux grandes questions sociales de nos jours :

  • le droit de la famille,
  • la protection sociale,
  • le droit des femmes immigrées.

Les hommes et le masculin : recomposition en cours

Le vendredi 3 Décembre 2004

Interpeller la construction de genre oblige à s’intéresser aussi à ce qui se passe du côté des hommes et des masculins.

« L’identité homme » se trouve bousculée, y compris par les nouveaux mouvements sociaux que sont les revendications homosexuelles et transgenres, comme l’a été précédemment  « l’identité femme ».

Hommes et femmes, masculin et féminin, sont des produits historiques qui constituent un rapport social. Ils n’existent pas l’un sans l’autre. Ils sont liés et construits par les mêmes mécanismes et toujours sous-tendus par le même jeu de relations.

Alors, entre lignes de continuité et de reproduction de ce rapport social là, comment penser ce qui émerge et se modifie ?

André Rauch (historien, professeur à l’Université Marc Bloch de Strasbourg), Sophie Pioro et Martine Corbière (sociologues, à l’Université de Toulouse-Le Mirail), ont été sollicités pour nous aider à y réfléchir durant cette journée.

Les différents temps de vie : Seules les femmes doivent concilier?

Le jeudi 30 juin 2005


La 4ème rencontre s’est intéressée aux conditions d’un meilleur partage de la ressource « temps ».

Jeanne FAGNANI, sociologue, Directrice de recherche au CNRS, membre de l’UMR Matisse, Université Paris 1, était l’invitée de cette rencontre.

Sa réflexion a porté sur cette question de l’articulation des temps de travail et de prise en compte des charges familiales. Elle a proposé une comparaison de la diversité des modes d’appréhension de la question de l’égalité entre les sexes, au regard des contextes institutionnels et culturels de la France et de différents pays européens.


Femmes : L’in-Sécurité Sociale ?

Le mardi 06 décembre 2005

Le système de sécurité sociale français fête ses 60 ans. De nombreuses révisions sont en cours à son propos. Une réflexion est cependant singulièrement absente, à savoir une lecture de la protection sociale à l’aune d’une comparaison sexuée des réalités auxquelles nous avons à faire.

Les inégalités dans la protection sociale ne sont-elles pas les conséquences des inégalités vis-à-vis de l’emploi et vis-à-vis de la répartition sociale des tâches et fonctions entre hommes et femmes ?

Coupler les interrogations des inégalités professionnelles et des inégalités aux droits à protection sociale avec une approche dite « de genre » n’est pas démarche courante. Nous avons souhaité ouvrir ce débat et en montrer la pertinence lors de cette 5 ème rencontre.

Méthodologies et outils

Le mardi 04 juillet 2006

Après la 4° Conférence Mondiale des Femmes à Pékin en 1995, les pays européens, dont la France, ont décidé officiellement d’un changement de stratégie pour parvenir à une réelle égalité entre les hommes et les femmes.


En sus des actions positives et spécifiques en direction des femmes, il fut décidé d’y ajouter une nouvelle démarche, à savoir le « mainstreaming du genre » , expression traduite en français par  « approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes » ou « approche intégrée de la dimension de genre ».

Le point de départ d’une telle approche est double et repose sur :

  • La reconnaissance que l’appartenance à un sexe ou à un autre joue un rôle clé dans tous les domaines et à toutes les périodes de la vie ;
  • La reconnaissance que les attributs accordés aux sexes féminin et masculin sont principalement le résultat d’une construction sociale et culturelle. C’est ce que l’on appelle une perspective de genre.


Adopter une telle perspective consiste, par conséquent, à se donner des outils pour démonter et analyser la construction sociale des inégalités, telle qu’elle existe dans nos sociétés, en vue de faire émerger d’autres modalités d’actions, associatives ou institutionnelles, plus productives d’égalité entre les femmes et les hommes.

Se pose alors la question de fond : oui, mais comment ?


En effet, nous sommes confronté-e-s à un tel changement de pensée et de méthodes, qu’il n’est pas du tout évident de savoir appliquer une démarche intégrée de la perspective de genre, même quand on décide de le faire.

Nous avons tenté, lors de cette demi-journée de réflexions et de débats, de commencer à répondre à cette question.

Les principales intervenantes :

  • Françoise RASTIT, Déléguée Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité PACA : Ouverture.
  • Béatrice BORGHINO, Chargée d’Etudes à la D.R.D.F.E. PACA : « Introduction à partir d’éléments de cadrage européen ».
  • Claudy VOUHE, Consultante et militante associative ; co-fondatrice du réseau Genre en action (France) : « Systématiser l’intégration du genre dans les politiques et les programmes : présentation d’un outil de réflexion et de planification ».
  • Hélène RYCKMANS, Sociologue et Chargée de mission auprès de l’association Le Monde selon les femmes (Belgique) : « Le genre dans nos pratiques ; mode d’emploi ».